
Pourquoi cette musique me calme t-elle autant?
Même des années après, je retrouve son echo dans chacun de mes amours musicaux. Je teste. Je compare en fonction d'elle. En fonction de la rpofondeur de l'émotion qu'elle m'avait jadis donnée. Je cherche à retrouver la même. Une drogue. Une addiction. Une addiction si dure qu'elle réglait mes jours et mes nuits. Quelque chose de trop puissant. Mais qui m'avais sauvé la vie en lui donnant un sens.
Pas comme tout ces ados paumés et prépubères qui se tailladent veines et coeur sur leurs chansons dépressives préférées.
Mais en me faisant comprendre. ue c'était possible. Qu'on pouvait y arriver. Des notes qui ont gravé leurs syllabes en moi. "L'important, c'est de ne jamais cesser d'y croire."
J'ai compris. dès le premier accord, dès le premier riff. Mon univers s'est ouvert à tout ce que je pourrais être, et que je n'ai jamais cessé de construire depuis.
Un univers de noirceur, d'ambiguité, de sentiments, de frôlements de peau, de sensations diffuses. D'électricité. De fausses drogues, de sexe, de mort, de peur, de battements dans la poitirine, d'adrénaline hurlée dans un micro. Aller jusqu'au bout, toujours, contre tout, y croire, encore. Parce que c'est le bon chemin. Le seul. Celui du choix.
Et je me suis alissée aller.
Des mois noyée dans ces notes, ces mots. Cette voix. Emportée. La bande son de ma vie, en quelque sorte.
Avec cette musique, j'ai aimé, grandis, appris. je me suis construite sur ses fondements. En toute conscience. Parce que sa résonnance en moi était plus forte que n'importe quoi d'autre.
Cette musique est peut-ètre la chose à laquelle je fais le plus confiance dans ma vie. ce vers quoi je me tourne quand tout va mal. Mon commencement.
Même si, longtemps, je l'ai oubliée.
Déçue. dépitée. désespérée aux larmes, même.
De voir que tout partait n'impporte comment, que ces artistes n'étaient plus que des êtres paumés dans leurs propres vies, et leurs propres acrrières, et qu'ils avaient oublié le sens du mot "émotion" en chemin. Qu'ils n'étaient que des pantins sans vie, et qe cette musique qui pulsait dans mes veines serait morte pour toujours. Finie. Plus jamais jouée. Asséchée par le manque d'énergie primale de ses créateurs. J'ai pleuré. Mon seul et unique deuil musiqcal à ce jour.
Finalement, j'ai tué le père malgrès moi...
Des années passées sans l'écouter. La laissant de côté. Y revenant juste quand tout allait trop mal et que j'avais besoin de sa douce et noire sécurité. Me blotissant dans ses cendres.
J'ai découvert d'autres choses, j'ai exploré. me suis émancipée. Devenant presque boulimique de musique, frustrée de ne plus ressentir ce frisson, cette plénitude quasi amoureuse de quand je l'écoutais, elle. Recherchant cette émotion. Et dans ma quête, j'ai trouvé des pépites, mais jamais un sentiment pareil. En musique comme en amour, je suis fidèle, exclusive, et passionnée. car c'est la chose à laquelle j'ai dédié ma vie.
Grâce à elle. A lui. Mon son primitif.
Un jour, il y a peu, et par curiosité complète, je suis allée prendre de ses nouvelles.
Et là, j'ai ressenti. Comme un frisson d'abord, ce fameux écho. Puis, une évidence.
Renaissance. Sentiment formidable. Puissance, soulagement, glissade de bonheur le long de la colonne vertébrale.
Comme de retrouver sa maison ou un très vieil ami (amant?) après des années d'absence.
Indéfinissable.
Elle renait. Et elle est revenue. Inébranlable dans ma vie et mon être depuis des années maintenant. Mon besoin, ma dose de ketamine et de morphine à la fois, mélange détonant... Mon lien...
Doucement, puis de plus en plus fort, se partageant une place où elle règne en doux tirant sur tout mes autres coups de coeur. Unique. Fondatrice.
Carve your name into my arm...
The only desire I don't wanna be protected from.
Thanks. For all, and more...

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